Le London Eye

Paris a sa Tour Eiffel, Genève son Jet d’Eau, et Londres son London Eye. La plus grande ‘ferris wheel’ (grande roue) d’Europe, qui fête ce mois-ci ses 10 ans, est devenue le symbole de la capitale en un temps record. Grâce à sa structure super-moderne et son accessibilité, elle bat le ‘old-fashioned’ Big Ben à plate couture. C’est l’attraction la plus populaire du pays – 3.5 million de visiteurs par an. Pendant 30 minutes, ses passagers ont le temps d’admirer le panorama urbain. Par beau temps, ils peuvent voir jusqu’à 40km au loin, jusqu’aux tours de Windsor Castle.

Et contrairement à la Tour Eiffel, la structure du London Eye reflète la ville dans laquelle il tourne sans fin: ses 32 capsules représentent les 32 boroughs (arrondissements) de Londres. Le London Eye est aussi un symbole parfait du pays: il reflète ses traditions et son passé, sa silhouette rappelant les grandes roues et manèges adorés par les Victoriens. La roue est également située sur le site du très populaire Festival of Britain de 1951, où s’élevaient déjà d’étranges structures comme la tour Skylon et le Dôme de la Découverte.

 

Et bien sur, le très high-tech London Eye, aux formes ultramodernes, reflète aussi l’amour des challenges et de la nouveauté des architectes et ingénieurs de la capitale, qui est par ailleurs perpétuellement en construction. La roue est un projet personnel du couple d’architectes Marks Barfield, qui ont utilisé toutes leurs économies pour faire connaître leur idée et convaincre les autorités. Une fois le projet accepté (au début la structure devait être temporaire), la roue a mis du temps à décoller car personne ne voulait la financer. Bien des Londoniens voyaient en le London Eye un symbole du monde politique, qui tournait en rond sans but et qui n’allait nulle part.

Le plus beau dans cette histoire, c’est la manière dont la roue a été installée sur la rive sud de la Tamise. Elle est d’abord arrivée en morceaux, sur des bateaux. Ces morceaux ont été accrochés les uns autres, toujours sur des bateaux flottant sur la Tamise. Une fois le cercle complété à l’horizontale, la roue a été soulevée, inch by inch, jusqu’à ce qu’elle atteigne sa position verticale (voir le London Eye en construction). Pendant presque une semaine, les Londoniens ont pu voir leur wheel s’élever dans le ciel de la capitale, changeant à jamais le ‘skyline’ (horizon) de leur ville.


Après cinq ans à Londres, je me suis enfin décidée à réserver un ‘flight’ sur le London Eye, juste à temps pour voir le coucher du soleil sur la capitale. Ça en vaut la peine, le panorama est magnifique, et le méchanisme de la roue est wonderful. Il est préférable de réserver les billets en ligne à l’avance, ça coûte un peu moins cher et il y a moins de queue. Avant de monter sur la roue, on peut voir un petit film d’introduction en 4D qui plaira beaucoup aux enfants – j’ai beaucoup aimé la mouette en 3D.

Voici ce qu’on peut voir d’en haut, au coucher du soleil:

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Big Ben avec Battersea Power Station à l’horizon et Westminster Abbaye à droite

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Le National Theatre en premier plan, les trois tours du Barbican au milieu et St Paul sur la droite

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La BT Tower,  et Centrepoint Tower à l’horizon, et Charing Cross station près de la Tamise

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