James Rebanks, le berger qui twitte

Photo: Christopher Nunn
Plus de 60,000 lecteurs suivent James Rebanks, berger du Lake District, sur Twitter. Sous le nom @herdyshepherd1, il y partage des photos de ses chiens Tan et Floss et de son troupeau de Herdwick sheep, ou raconte ses journées bien remplies à foncer sur son quad pour récupérer des brebis égarées, sauver des agneaux et réparer des enclos sous la pluie. Avec autant de boulot, il doit s’endormir très vite le soir – pas besoin de compter ses moutons…

Un succès inattendu, renforcé par la sortie de son livre, The Shepherd’s Life, un véritable phénomène: trois semaines après sa sortie, ce best-seller en était déjà à son septième tirage. Un livre que l’on s’arrache, donc, parce qu’il offre une toute autre vision du Lake District que celle des poètes romantiques ou guides touristiques dont on a l’habitude. Une vision d’un homme complètement immergé dans la nature qui l’entoure, le rythme des saisons, et l’histoire de ses champs perchés sur de vertes collines.

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Issu d’une famille de bergers travaillant depuis plus de 600 ans dans la région, Rebanks raconte son histoire et sa vie quotidienne dans la bien-nommée Eden Valley, au nord-est du district. Un métier et une manière de vivre qui sont peu connus du grand public, puisque rares sont les fermiers ayant le temps d’écrire et la plume facile.

Rebanks a pourtant quitté l’école à 16 ans, dégouté par ses professeurs qui voulaient faire de lui quelqu’un, avec un ‘vrai’ métier. Mais comme la plupart de ses camarades de classe, Rebanks rejette cette ‘éducation’, et rentre travailler à la ferme familiale. Plus tard, il décide d’explorer sa passion pour les livres (découverte grâce à sa grand-mère) et prend des cours du soir. Il passe ses A-Levels et remporte une place à Oxford, où il étudie l’histoire et remporte une distinction. Un parcours atypique auquel on doit ce beau livre.

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Car d’après les extraits que j’ai pu lire, Rebanks écrit vraiment très bien, et nous emporte dans un autre monde, nous rappelant cette connexion à la nature qui nous manque à nous, citadins; ainsi que la beauté d’un travail physique, et ce sens de la communauté et de la famille, qui l’entoure et s’entraide. Un passage où il raconte comment les bergers utilisent un manteau de la peau d’un agneau mort pour recouvrir un agneau orphelin et ainsi tromper la brebis pour qu’elle s’occupe du petit d’un autre m’a particulièrement fasciné. Tout ce savoir ancien, ces traditions à découvrir.

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> The Shepherd’s Life: A Tale of the Lake District, James Rebanks, £16.99, Allen Lane/Penguin

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