Quand les statues prennent vie

Vous êtes vous déjà demandé, en passant devant une de ces statues que l’on trouve à Londres à tous les coins de rues, à quoi pouvait bien penser ce général perché sur son cheval, ou ce monsieur à perruque? Eh bien il existe à présent plusieurs façons d’écouter l’histoire des statues de la capitale.

Tout d’abord, l’initiative Talking Statues permet carrément d’écouter parler quelques statues londoniennes célèbres. Il suffit de scanner un code placé sur le socle avec son téléphone pour pouvoir recevoir un coup de fil de la statue et croire entendre des voix.

Grâce au travail d’écrivains et d’acteurs, on peut écouter Sherlock Holmes analyser les passants autour de lui, et Isaac Newton nous rappeler que “Most of the things you’re doing now, like listening to me on your mobile phone, can only be done because of my discoveries.”

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Patrick Stewart prête sa voix au Soldat Inconnu de Paddington, Dominic West prétend être Achille à Hyde Park, et le journaliste Jeremy Paxman imagine un monologue du défendeur de la presse John Wilkes. Si l’on en a marre des grands hommes, de Queen Victoria et de Peter Pan, On peut écouter aussi deux chats et une chèvre.

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Vous trouverez des extraits des monologues dans ce clip de la BBC; et la carte des statues ici. Une excellente initiative de l’organisation caritative Sing London (responsable également des pianos de rues, un vrai bonheur, et des tables de ping pong gratuites en été).

Image 7Sur le même sujet, je vous recommande également Talking Statues du photographe Julian Nieman, un petit livret dédié à l’histoire que quelques unes des statues les plus connues de la capitale. On y découvre que la statue de Yuri Gargarin à l’Observatoire de Greenwich provient de la même ville russe que les fusils AK-47; que l’espèce de boule près de la mairie est un fait un point final dans une police d’écriture particulière; que le berger et ses moutons de Paternoter Square sont tout ce qui reste du complexe années 1960 qui a longtemps défiguré les alentours de la cathédrale St Paul; que Washington se tient droit sur un bout de sol américain, près de la National Gallery… et bien d’autre chose encore. Parfait pour les amoureux de Londres.

Stoneheart
Dans un tout autre genre, celui des livres fantasy pour enfants, un peu comme la série des Harry Potter, j’ai aussi beaucoup aimé le premier livre de la trilogie Stoneheart de Charlie Fletcher. Le héro se retrouve dans un Londres ou les statues sont vivantes: il se fait chasser par un ptérodactyle du Natural History Museum, pose des questions aux Sphinxes et se bat contre un des fameux dragons de la City. Heureusement, un soldat de la première guerre mondiale vient à la rescousse, et il peut compter sur l’aide du Blackfriar et du Dr Johnson. Un livre que l’on a du mal à ne pas finir en un coup, et qui donne envie d’aller voir et revoir toutes ces statues qui paraissent si vivantes.

Enfin, si vous avez envie de voir des “vraies” statues vivantes, il suffit de vous promenez à Covent Garden et sur la South Bank.

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