One Day de David Nicholls

De mes archives: 15/07/11

Le 15 juillet, pour les Français, c’est juste le jour d’après le 14 juillet (et d’avant le 16, of course). Mais pour les lecteurs de romans britanniques, c’est aussi la fête de la Saint Swithin: le jour où Emma et Dexter, les héros du One Day de David Nicholls, se sont rencontrés.

Ce bestseller a touché un vaste public grâce à une histoire d’amour impossible ou presque, une histoire will-they-won’t they (vont-ils, ne vont-ils pas) comme on dit ici. On suit les deux héros pendant plus de 20 ans, depuis leur rencontre en 1988, alors qu’ils étaient jeune étudiants, mais le truc, c’est que Nicholls  ne raconte seulement ce qui se passe dans leur vie chaque 15 juillet (en s’aidant de flashbacks bien sûr). Année après année, on voit donc Emma et Dexter évoluer, de succès professionnels en désastres amoureux.

Ils se retrouvent, ils se perdent, ils sont fait l’un pour l’autre mais le destin les sépare. Dit comme ça, on pourrait croire que ce n’est qu’ un roman à l’eau de rose… Mais non, One Day est bien plus que ça (d’ailleurs, le roman a plu autant aux hommes qu’aux femmes ici – peut-être parce que la couverture est orange et non rose!). Son auteur, déjà connu pour son roman Starter for Ten (à présent sur ma liste de lecture), parvient à décrire avec justesse la vie au UK de ces dernières années, et rend ses deux personnages très attachants.

Ils sont parfois au bord de la caricature: Emma la rebelle, la fille working class qui fait du théâtre sans conviction et travaille comme serveuse avant de trouver sa voie dans l’enseignement puis en tant qu’écrivaine de roman pour adolescents; et Dexter le fils de riches qui devient présentateur télé sans grands efforts, avant de sombrer dans la drogue. En mettant leurs vies en parallèle, Nicholls parvient à dresser le portrait du pays et de sa culture contemporaine.

Le roman est excellent, ni trop léger, ni trop lourd, touchant, très drôle et très triste aussi, car il explore les thèmes de l’amitié, de la solitude et du destin, la différence entre ce qu’on rêvait d’être quand on était jeune, et ce que l’on est devenu. C’est une fable pleine d’esprit, dont la morale est sans doute qu’il est important de faire attention aux uns et aux autres, car la vie est courte.

Comme tous les bestsellers, One Day vient d’être adapté au cinéma par Lone Scherfig, avec Anne Hathaway et Jim Sturgess. Je parie que vous en entendrez parler quand il sortira fin août. En attendant, si vous cherchez un truc à lire sur la plage, One Day est ce qu’il vous faut… En plus, en anglais il est aussi disponible dans l’édition flapback, ce nouveau format tout petit et tout léger, de la taille d’une cassette audio (pour ceux qui se rappellent ce que c’est!)

> One Day de David Nicholls, Hodder & Stoughton; traduction française parue aux Editions Belfond

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