Baroness Trumpington

Cette semaine s’est éteinte celle qui, à mon avis, aurait bien mérité d’être reine à la place de la reine (d’ailleurs, dans l’émission Desert Island Discs, elle réclamait comme ‘luxury item’ les joyaux de la couronne, pensant qu’on viendrait la sauver plus vite). Baronness Trumpington – également connue sous le nom de Trumpers – était une phenomenal woman pour qui l’expression ‘on en fait plus des comme ça’ aurait bien pu être inventée.

Voici sept choses à savoir sur cette personnalité politique à la vie totalement incroyable, digne d’un grand film hollywoodien:

1. Trumpers était une fille de la haute qui a connu des bas:

Née Jean Alys Campbell-Harris, son enfance est on ne peut plus Downtown Abbey: sa mère est une riche héritière américaine, et son père un major de l’armée  ayant servi au   Bengale. Leurs amis – y compris le Prince de Galles et sa copine Wallis Simpson – sont tous riches, célèbres et puissant.

Mais la famille perd tout à cause du Wall Street Crash de 1929, et se retrouve un temps à vivre dans un cottage à la campagne, sans chauffage ni électricité. Leur situation s’améliore, mais “One never quite knew whether one was in the money or out of the money,” explique Trumpers. “My mother’s idea of being poor was going to the Ritz on a bus.” La tirelire ne devait pas être si vide que ça, puisqu’elle est envoyée en boarding school; son père l’emmenant dîner au Savoy ou au Dorchester pendant ses vacances.

Mais lorsqu’après la guerre, elle arrive aux États-Unis avec £4 en poche, elle se contente pendant des semaines de chips et de canapés glanés dans les soirées de la haute société, attendant son premier chèque de paie.

2. Trumpers était on peut plus cash:

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Elle le reconnaissait elle-même: “I have always been too apt to say exactly what I thought.” Interviewée à la sortie de son autobiographie, elle s’exclame: “I don’t understand all this excitement. I didn’t write the damn book, and I haven’t read it either.”

3. Jean déchiffrait les codes secrets des allemands

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Parlant allemand et français, elle participe à l’effort de guerre en tant que traductrice à la base secrète de Bletchley Park. ‘Life only really began when I went to Bletchley. That’s when I made my real friends, and it was exciting being a part of something important.’ Son travail était important mais très ennuyant. Pour se divertir, elle faisait des bêtises – ‘Once, my friends bundled me into a large laundry basket on wheels that was used to move secret files and then pushed it down the corridor. I went straight into the office at the end. The occupant was furious.’

Et à la moindre occasion, elle s’enfuyait pour Londres en faisant de l’auto-stop, et passait la nuit à danser après avoir dîner au Ritz ou à Claridges (ses établissements étant obligés par la loi à servir des repas pour 5 shillings durant la guerre). Après une nuit blanche et un énorme petit-dèj à Lyons Corner House, avec faux oeufs brouillés (rations de guerre oblige), elle rentrait à Bletchley avec le milk train.

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Au Stork Club à New York

4. Trumpers aimait à sauter dans la piscine toute habillée

À la fête de départ de son mari, professeur, qui quittait son poste dans un école de Cambridge, elle saute dans la piscine de l’école toute habillée – montrant l’exemple à tous les écoliers. Son mari, furieux, ne lui parle pas pendant trois jours.

5. Trumpers est une fan de Margaret Thatcher

C’était une des rares femmes qui s’entendait bien avec Margaret Thatcher, et osait lui tenir tête: “We got on terribly well. She was very good to me. I owe her everything. I went on the basis that I would be true to myself, say exactly what I felt, and if I got the sack, so what?” Il faut dire que du haut de son 1.80, avec sa voix de stentor, Trumpers n’avait peur de personne. Et sa politique était très conservatrice: pour les frais de scolarité universitaire; contre l’interdiction de la chasse au renard; pour le Brexit…

6. Trumpers, une ministre la santé qui fume

Trumpers commence à fumer à l’âge de 10 ans, avec ses frères. Devenue ministre de la santé, elle ne s’arrête pas. Faite ce que je dis, pas ce que je fais, dit-elle… Pas de politiquement correct pour elle. Durant sa carrière politique, elle met en lumière des problèmes comme la situation des femmes prisonnières, les problème de santé mentale des mères célibataires et la prévention du Sida. Elle prend sa retraite de la House of Lords à 95 ans.

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7. Trumpers fait un V-sign au parlement

Son coup d’éclat le plus récent, c’est le fameux V-sign, insultant un de ses collègues de la House of Lord qui avait osé la traiter de vieille (elle n’avait même pas 90 ans à l’époque!). Elle fait sensation sur Youtube, et apparait dans de nombreux programmes télés.

Quelle classe.

 

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