Hautes herbes

Cette semaine je vous envoie un bouquet virtuel de fleurs des champs de l’artiste Kathryn Martin, dont la série Come, see real flowers of this painful world est une collection de portraits floraux tout simples et pourtant si beaux. Tirant son nom d’un ancien haiku japonais, la série regroupe des fleurs cueillies lors de balades dans les South Downs, de belles collines au sud de Londres.

Inspirée par le livre ancien Flora Londinensis (1777), dans lequel William Curtis cataloguait les fleurs sauvages de Londres, il y a quelques années Kathryn a commencé à faire un peu plus attention aux petites fleurs et mauvaises herbes qui poussaient autour d’elle sur un coin de trottoir.

Avec ses 49 photos, l’artiste ‘voulait mettre en évidence la beauté délicate et fragile de nos fleurs sauvages, car ces plantes sont souvent considérées comme des mauvaises herbes. Les habitats de fleurs sauvages comme ceux-ci sont en déclin, mais constituent une source vitale de nourriture et d’abri pour d’innombrables espèces d’animaux sauvages.’ Ses fleurs sont ‘placées contre du papier millimétré, où ‘elles deviennent des études scientifiques, chaque fleur exposant isolément sa beauté unique, mais agissant également comme un rappel brutal de leur fragilité et de leur vulnérabilité.’

C’est vrai que ces derniers mois, l’apparition des ces petites fleurs entre les pavés et dans les jardins des voisins ont transformé nos promenades de lockdown et les ont rendues un peu plus supportable.

Et ce n’est pas seulement Kathryn Martin qui s’émerveille de la beauté de ces fleurs sauvages: ici au Royaume-Uni c’est une véritable mode; de plus en plus de jardins et de bas-côtés de routes sont laissés en friche, et les fleurs sauvages s’épanouissent, comme ici à Rotherham:

Avec sa campagne ‘No Mow May’ (mai sans tondeuse), l’organisation Plantlife a continué de sensibiliser les Anglais à l’importance des prairies de fleurs, pour les abeilles et les insectes… et pour nous aussi. C’est une cause très populaire, qui fait partie de la mode du rewilding.

Cela fait depuis 2013 qu’ils essaient de faire bouger les choses, et ces dernières années de nombreuses villes et provinces ont enfin let it groow, let it grooooow! Dans les parcs de Londres, la pelouse n’est tondue que dans certains endroits, créant des chemins d’herbes courtes et des zones d’herbes hautes. C’est un tout petit changement qui ne coute rien, mais qui fait une énorme différence, apportant un bout de campagne en plein ville (pas génial pour le rhume des foins par contre?!).

Si vous avez un gazon, peut-être pouvez-vous laisser pousser une partie – qui sait de belles fleurs s’y cachent peut-être!

Sinon, transformez vous en guerrilla gardener et semez! Dans ma rue, quelqu’un a planté des roses trémières à côté des arbres de la rue, et chaque été elles fleurissent de plus belle, c’est magique. Bon jardinage!

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